- Dr Erach Bharucha
Réalisation du film.
Il n’y avait pas de budget pour la réalisation du film. Chaque personne ayant participé au concert et au projet du film a donné son temps et son savoir-faire sans demander la rémunération. Le film est aussi disponible pour le téléchargement gratuit. C’est l’expression de l’amour et de la reconnaissance envers notre planète, notre nature et ses habitans, les gens et les animaux. Je n’ai jamais imaginé de devenir un jour producteur du film. Je n’ai jamais eu de projet de faire un film. Mais quand, trois ans et demie après le "Concert pour l’Environnement de l’Inde" en 2004, une pousse a commencé à percer en moi pour aboutir à transformer un simple misicien en organisateur du concert, directeur de la photographie, interviewer, compositeur de la partition, monteur et aussi dessinateur technique et web designer!
Le concert, d’abord conçu comme consacré à l’inauguration d’une nouvelle salle à l’Institut de l’Education Environnementale et des Recherches Bharati Vidyapeeth (BVIEER) à Pune, a eu pour sa cause deux rencontres extraordinaires pour moi. La première a eu lieu en 2001 avec le Directeur de l’Institut, Dr Erach Bharucha, dont la présence inspiratrice est perçue durant tout le film. Je cherchais des enregistrements des chants des oiseaux de l’Inde pour les utiliser comme fond de musique pour le projet de CD, et j’ai entendu parler d’un monsieur qui avait recueilli de tels enregistrements , résidant au Parque Park, à Pune – à vrai dire tout à côté de mon demeure. Il a ouvert la porte à un étranger, a écouté ma demande et, dans une ou deux minutes, après avoir trouvé sa dernière copie de la bande enregistré, il me l’a remise! Dès cet instant nous sommes denevus amis et j’ai pris la décision de faire quelque chose en réponse. Il m’a montré l’Institut qu’il avait fondé, avec sa nouvelle salle. Il ma amené dans les faubourgs de la ville de Pune qui restaient encore sauvages et où l’on pouvait entendre des léopards hurler (des fois même voir) sur des lopins de la forêt vierge. C’êtait l’Inde que je ne connaissait qu’à peine, et lorsqu’il a commencé à parler des problèmes multiples auquels sont contraints les habitants de ces lieux, et où son Institut introduisait les connaissances de l’environnement dans les écoles, je me suis cru obligé de faire quelque chose pour l’Inde.

Celtic Ragas Band au mariage de Paul McCartney.
Et la chanse s’est présenté grâce à la deuxième rencontre que j’avais mentionnée. C’était la rencontre avec Sir Paul McCartney, qui, après avoir achetéet aimé mon CD 'Celtic Ragas', m’a invité à jouer le concert à son mariage en Irlande en 2002. J’ai réuni The Celtic Ragas Band spécialement pour cette occasion, mais après il m’est venu à l’esprit l’idée de répéter le même concert en Inde, à BVIEER, à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle salle, et d’inviter Paul et le plus possible des autres personnes 'notables' pour aider à élever la connaissance de la cause de la sauvegarde de la nature indienne. L’idée principale a été de faire un film et d’enregistrer le concert pour la postérité.
Un an et demie après je me trouvais au centre du tourbillon indien! Le groupe et moi, nous avions beaucoup de répétitions; je devais publier le matériel publicitaire, distribuer les invitations, imprimer et vendre les billets; je cherchais l’équipement et embauchais une équipe pour le son et la lumière; je fouillais dans mon mémoire pour trouver deux chef opérateurs parmi mes amis, l’équipement pour l’enregistrement du son et des opérateurs, des décorateurs de la scène, des managers de la scène et de l’événement; j’auditionnais des écoliers-auteurs des poésies; il fallait faire la présentation powerpoint pour la projection pendant le concert; organiser le transport (notre chemin passait juste par la ville polluée de Pune où notre équipe est descendue ainsi que la plupart de nos très chers hôtes étrangers – pour cette occasion nous avons loué quatre grands bus); prévoir des boissons rafraîchissants…..et tout cela sans budget! A la veille du concert notre directeur artistique, qui devait arriver par avion de Londres, nous a informé que sa mère était morte et qu’il ne pourrait pas venir. Mon partenaire Naveena s’est lancée au travail à l’ordinateur, en sacrifiant son rôle de joueur du tanpura, pour contrôler les projecteurs et le son, deux composantes centrales qui devaient créer l’ambiance du concert.
Le film «Arrangement de la scène» ('Stage Set Up') (dans le menu Extras en DVD) rend parfois l’ambiances de ces semaines. Evidement que j’ai les yeux pochés! Mais au bout de ces semaines nous avons donné deux concerts. L’un a été gratuit, à l’invitation du corps enseignant et des étudiants à BVIEER et des parents et des amis des écoliers; le second pour un prix modéré (nous n’y avons même pas attiré l’attention), pour ceux qui avaient les billets (malheureusement, Sir Paul, n’a pas été parmi eux!).
Après cela, étant en repos à Goa, nous avons rencontré Zeenat (Julienne Stretton, célèbre producteur des documentaires de New Zealand TV), elle a visionné le footage du concert et a senti la possibilité de la direction. Alors Svargo (un des chef opérateurs au concert) et moi, nous nous sommes rendus au sein de la nature et nous avons commencé le tournage, tandis que Zeenat et Avesh (l’autre chef opérateur au concert) interviewaient Dr Bharucha. Sans apport de ces trois personnes au concert le film ne serait peut-être qu’une heure de footage, qui allait se couvrir de moisissure sur les rayons des membres du groupe!

Chinmaya et Naveena tournent le film en Inde
Il y a déjà trois ans que j’ai découvert un nouvel amour. Tournage de la nature et des peuples de l’Inde. Chaque moment de libre –et voilà! – je suis au sein de la nature, en attendant patiemment pour saisir en vidéo une créature insaisissable indienne qui vit ici. De cette façon j’ai visité les coins extraordinaires de l’Inde et j’ai pu faire connaissance des gens les plus charmants et les plus chaleureux que j’ai jamais connu. Je n’oublierai jamais les trois jours passés dans le désert sec et venteux du Sanctuaire Rehakuri Blackbuck à Maharashtra, en attendant l’approche de ces créatures admirables pour que mon objectif au faible zoom puisse les capturer. Ou ce forêt extraordinaire de la montagne Nanda Devi au pied de Himalaya sur le territoire de l’état Uttaranchal, où mes pieds glissaient, je disputais pour pouvoir disposer le pied et filmer la femme de lieu au sommet de l’arbre à couper les branches pour ses vaches.
J’ai dit chaque fois quand j’avais un moment de libre – mais bien sûr le film ne serait pas tel qu’il est si c’était vrai. Téléchargement, logging et montage du footage m’ont pris beaucoup de temps. Et je dois remercier encore une fois Svargo, qui venait en Nouvelle Zélande de l’Australie chaque fois quand j’avait besoin de son soutien technique, car il est un expert en Final Cut Pro et un professionel de montage: mes remerciements à Naveena, qui a continué d’être mon directeur artistique role et qui a un extraordinaire sens de beauté et de détail!
L’autre évenement décisif dans la création du film a été le release à «New Earth Records» en 2005 du CD avec le concert en direct, 'Fragrance of the East'. C’était une chance, il fallait remixer le son à la qualité du CD, puis montrer le film au public, sous la forme de trois clips Quicktime que j’ai «serrés» pour CD. Vers la fin de 2006 il m’est venu à l’esprit que j’esseyais toujours de faire un seul film sur l’Inde que je n’arrivais pas à finir, et immédiatement l’urgence a apparu comme quelque chose d’inévitable. C’était comme si le film avait sa propre vie et faisait des effort pour passer de l’état la gestation et voir enfin le jour! C’est pourquoi j’ai placé un clip à Youtube. Trois mois après j’ai été tellement excité à découvrir que des centaines des gens l’ont regardé et beaucoup d’eux ont laissé leur commentaires et même voté, en donnant cinq étoiles ! Je n’ai qu’une seule restriction pour l’utilisation de ce film. Il ne doit pas être utilisé dans des buts commerciaux. Il doit être gratuit.

Quelques mots à propos de l’équipement: J’ai pris un Sony DCR-TRV20 usé (on peut les touver pour moins de $500) pour prendre des photos. Et un Apple G4 qui n’avait que quatre ans pour le montage dans Final Cut Pro. Quand au son – c’est un OS9 dans Logic4.7 (à nos jours c’est déjà de l’histoire!). Je mentionne des choses pareilles parce que j’entends souvent les mantras des réalisateurs et des compositeurs que l’industrie nous fait répéter après les consommateurs "Je n’arrive pas à faire quelque chose de bon sans équipement de pointe". Ce film prouve que nous pouvons péaliser nos projets même sans être des Crésus!
MES REMERCIEMENTS à tous ceux qui se sont donnés au film. J’espère que ma reconnaissance est une sorte de récompense pour vous. Si je n’ai pas mentionné tous les nom, c’est parce qu’il y a eu un grand nombre de personnes contribuantes, mais je me rappelle de tout le monde!
A la fin quelques mots à propos du partage: j’ai appris de mon maître Osho, que la loi spirituelle du partage diffère beaucoup de la loi économique. En économie plus que vous donner, moins vous obtenez. Mais en ce qui concerne l’amour et l’énergie, plus que vous donnez, plus vous obtenez!
![]() Svargo |
![]() Naveena |
![]() Avesh and Zeenat |
Chefs opérateurs au concert - Svargo et Avesh. Directeur artistique du concert - Naveena Goffer. Tournage en Inde – réalisé par Chinmaya, footage supplémentaire de Svargo, Lawrence Castle et Avesh (Maharashtra), Swami Hansa, Mutribo (Ladakh) et Vijendra Patel (UP et MP). Photos par Erach Bharucha et Naveena Goffer. Photos tribaux en noir et blanc des années 1950s – grâce à l’amabilité de M A. Mulgaokar, fils du photographe M Sumant Mulgaokar.
Montage vidéo - Svargo et Chinmaya.
Direction et production - Chinmaya Dunster 2007.




